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La lutte antifraude sur le web se poursuit

11.03.2010
TRAFIC DES PAIEMENTS. Des entreprises suisses vont donner du fil à retordre aux escrocs du web.

Quand des milliards de francs sont virés par l’entremise de transactions bancaires en ligne, inutile de mentionner que cela met en appétit les escrocs. Pour contrer ces velléités et rendre plus sûr le trafic des paiements, des entreprises suisses participent aussi au développement de nouveaux processus et appareils.

Reste qu’il demeure bien difficile de connaître le montant des vols commis sur internet en Suisse. Le silence est apparemment aussi d’or en la matière. «PostFinance ne donne aucun renseignement à ce sujet», fait ainsi savoir le prestataire de services financiers de La Poste. L’Association suisse des banquiers (ASB) note pour sa part qu’elle ne dispose pas de statistique à ce propos.

MELANI, la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information de la Confédération ne livre quant à elle «aucun chiffre sur les activités de banque en ligne ou les incidents de sécurité». Certes, nous avons constaté un accroissement des attaques visant la banque en ligne ces dernières années,admet Dominique Gerster, porte-parole de l’UBS. Pour empêcher les fraudeurs de faire virer un montant sur un compte différent de celui vers lequel il est destiné, l’établissement financier doit pouvoir présenter encore une fois au détenteur du compte la transaction saisie sur un écran «sécurisé». Une solution qu’offre le passeport internet (AIP) de l’entreprise biennoise AXSionics. De la taille d’une carte de visite, cet appareil reconnaît l’empreinte digitale de l’utilisateur et n’autorise la transaction qu’une fois cette reconnaissance effectuée. Ensuite, le client saisit son opération bancaire en ligne comme d’habitude. Les données sont transmises de manière cryptée, alors qu’une plage rythmique avec un code
ressemblant à du morse scintille sur l’écran. Le détenteur du compte présente alors l’AIP devant le moniteur et les senseurs de la carte vont lire les informations ainsi transmises. Cette opération effectuée, le petit écran de l’AIP affiche le bénéficiaire du paiement, le montant ainsi qu’un code. Il suffit ensuite de saisir ce dernier sur l’ordinateur pour que la transaction soit finalement réalisée. «Le passeport internet s’adapte à n’importe quel écran, du PC au smartphone, sans installation préalable, ni câble. Notre solution est universelle, l’appareil pouvant être utilisé avec plusieurs prestataires de services. Le passeport internet est déjà en service pour les clients de la Banque Cantonale de Berne, explique Alain Rollier, fondateur d’AXSionics. – (ats)

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